lundi 10 novembre 2008

Des Vampire et des yeux rouges

Ça faisait trois mois que j'avais pas profité de l'obscurité d'un début de concert pour fondre en larmes, ni vu ni connu dans la foule. Trois mois aussi que j'avais pas sauté à pieds joints en criant "Ça plane pour moi" (on y croit, on y croit...). Et comme c'est également il y a trois mois que je les ai vraiment découverts, parce qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour savourer "Cape Cod Kwassa Kwassa" qu'assis dans un transat sur la plage de Saint-Malo, le concert des Vampire Weekend ce soir à la Cigale a pris pour moi une tournure de remember la Route du Rock.
Mais pas que, vu qu'ils sont assez forts pour te balancer au bon moment le rythme bien syncopé qui fait tout oublier, et l'instant d'après celui qui déclenche une série de déhanchements salvateurs.
Ça et vider son sac tout le long du chemin du retour à pied, c'est bon.

jeudi 6 novembre 2008

Sado-pneumo

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Ah ouais.
Alors le pneumologue, il te fait la morale pendant une demi-heure, il te débite très très vite un flot de mots compliqués, t'écrasant de son discours savant, réduisant à néant toutes les excuses que tu pourrais inventer pour justifier que non, t'as pas pris ton traitement, il te coupe la parole, te parle comme à une vilaine fille avec un sourire en coin, te menace "là j'ai pas le choix, je vais être méchant", il te prouve, graphique à l’appui, qu’à cause de tes conneries, ta capacité respiratoire tellement elle chute on dirait la courbe du CAC 40, il s’amuse à te donner des ordres, asseyez-vous, déshabillez-vous, inspirez, soufflez, soufflez, à fond, encore, ENCORE !... Et toi tu trouves le moyen de qualifier ce mec de super sympa ?
Ah ouais.
Si ça c'est pas du masochisme...

mercredi 5 novembre 2008

Yes they can

Putain, ils l'ont fait ! Ils ont élu un Noir à la tête des États-Unis ! J'y croyais hier en regardant Wesley Snipes atomiser du vampire tout en élégance dans les souterrains de Blade II. Mais ouais, c'est obligé, ils vont nous le faire passer Obama, un mec de cette classe. Et puis là j'ai encore du mal à réaliser.
Évidemment c'est pas la révolution, ils sont pas devenus de gauche non plus, faut pas rêver. Évidemment il va décevoir. Mais, rien que pour le symbole. Putain, ils l'ont fait !

dimanche 2 novembre 2008

L'État généreux, la presse et le fric

On le sait qu’il faut des millions d’euros pour lancer un journal papier à grande échelle et lui offrir une espérance de vie de plus de 2 numéros et demi. Dernier exemple en date, Vendredi, l’hebdo qui publie une sélection d’articles trouvés sur le net, imaginé par le fondateur de Courrier International. 3 millions d’euros d’investissement, “dont la moitié pour le lancement” (Le Monde du 16 octobre). Pour un journal qui n’a pas besoin d’une grosse rédaction ni de moyens d’enquête sur le terrain puisque la majorité des textes sont déjà écrits.

Du coup, faut pas trop s’étonner que la presse soit aux mains de grands groupes industriels, et y a pas vraiment de raison que ça change, vu l’empressement des banques à prêter des millions à des créateurs d’entreprises. D’ailleurs, l’objectif du gouvernement est clairement annoncé : la création groupes médiatiques encore plus grands en faisant sauter les mesures anti-concentration, pour que ceux qui possèdent déjà des journaux puissent en acquérir d’autres, et aussi des chaînes télé, des radios… et qu’au bout du compte, entre potes avec le président en chef, ils contrôlent bien tout ça.

Mais ce que je ne savais pas, et que j’ai découvert dans l’émission d’Arrêt sur images du 30 octobre (lire aussi l’enquête “États généraux : qui veut gagner des millions ?” de Dan Israel), c’est que l’État aide certains journaux à financer leur site web. À coup de centaines de milliers d’euros ! Ils appellent ça le fond d’aide à la modernisation, destiné au départ au renouvellement des machines d’imprimerie qui, c’est clair, coûtent un œil. Maintenant, ces 20 millions d’euros dont on ne sait pas exactement comment ni à qui ils sont distribués servent à améliorer les sites du Monde, de Libé ou du Figaro. C’est là qu’on se demande ce qu’ils en font de leurs montagnes de fric vu qu’un site web, ça coûte quand même vachement moins cher qu’un parc de rotatives, nan ?…

Pendant ce temps-là, ceux qui pensaient qu’il était encore possible de créer leur petit média dans leur coin tranquille sur le web peuvent se gratter, eux, ils galèreront aux Assedics et ne paieront pas leurs pigistes pendant des mois avant de trouver un modèle économique viable ou de retourner à l’ANPE, parce que la subvention, attends c’est que pour les pros, nan bien sûr que tu informes les gens mais tu fais pas partie de la “grande presse” tu comprends ?

Je ne suis pas totalement opposée aux aides de l’État à la presse, même si elles sont discutables. Mais la moindre des choses serait qu’elles soient équitablement réparties et largement étendues à ceux qui innovent sur le web.

samedi 1 novembre 2008

Ces deux fois-là

Ce qu’il y a de bien avec les gens qu’on voit deux fois par an, c’est que ça permet de faire le point, de prendre du recul par rapport au quotidien et d’élargir la perspective, d’envisager les choses en termes d’étapes et du coup, de réaliser que oui, on évolue.
Et toi, qu’est-ce tu deviens ? J’attends un p’tit mioche ! Je vais écrire un bouquin ! C’est fini avec Machin... On crée une agence ! Je pars en formation... On lance un festival...
Cool, j’aime que les choses bougent. J’aime ceux qui les font bouger.

Ce qu’il y a de bien avec ces deux-là, c’est que peu importe le temps qui s’est écoulé, on saura toujours recréer la complicité d’il y a 6-7 ans en 2 minutes sans parler au passé. Et que quoi qu’il arrive, on se permettra d’en sourire, voire d’en rire aux larmes.

Ok.
Mais c’est aussi pour ça que je les verrais bien plus souvent que deux fois l’an moi, ces deux-là…


mercredi 29 octobre 2008

Rose

Rose

Carburant

Allez on se bouge là ! On a plein d'avenir à inventer. Hop hop hop !

TV on the Radio - Shout Me Out

mardi 28 octobre 2008

Oui mais non

Retour en solitude.

Je pourrais me sentir à peu près comme ce smarties orange abandonné sous un siège de la ligne 7, à côté d’un emballage de Bounty éventré : fun, sexy, séduisante, inutile et gâchée.

Mais non.

Je savoure juste toute l’ironie de la situation. Et établis de nouvelles définitions aux allures d’équations insolubles :
Si ton mec = pote, mais que pote = amant, alors… euh… ben vive les potes, je vois que ça pour le moment.

Mais j’ai comme l’impression qu’il manque une pièce au puzzle.

lundi 27 octobre 2008

Feuille de route

17 heures 53.
Listen now.
Ivry-sur-Seine.
I am afraid of everything.
Les lampadaires s'allument.
When you told me I was special.
Lueurs rouges sur une plaque d'égout.
It was the happiest moment for a long long time (Listen Now - The Knife).
Tain jamais j'aurais pensé qu'une plaque d'égout pourrait jouer les madeleines de Proust.

22 heures 53. Bercy Village. J'ai le Nokia qui saute, comme un électrophone sur un disque rayé. Batterie faible. Feuilles orangées sur la chaussée.
Plan your escape – Girls in Hawaii. Rouge. Jacques Prévert, Paris la belle. Vert.
Black and White Eyes - Syd Matters. W d'Oliver Stone, un faux président des États-Unis, cheveux poivre et sel, les mains croisées devant son visage grave posé sur son bureau. Tournez à droite rue Montgallet.
Rich Kid Blues - Raconters. Groupes de mecs agglutinés devant les cafés. Rue Faidherbe. Les vitesses se mettent à sauter aussi. Allemagne, allez voir ce qu'il y a derrière vos idées reçues. Fiat noire 8777 XX 93, rétro arraché, vitre ouverte, une main qui tient une cigarette allumée. Père Lachaise.
Last Days of Magic - The Kills. Punks à chiens. Obama. Pluie je te traverse. Le portable rend l'âme au moment où je tourne la clé dans la serrure de l'antivol.

jeudi 23 octobre 2008

Oh. my. gosh.

Man Like Me en live à la Flèche d'or, c'est bon, c'est drôle, c'est énergisant, c'est mieux que sur Myspace, ça se danse et ça fait du bien.

Deuxième découverte de la soirée, le gin tonic c'est bon, c'est drôle, c'est énergisant et... c'est de l'alcool. Oui j'ai associé alcool et bon. Mieux vaut tard que jamais.

Et jouer à "je te tiens, tu me tiens, par la barbichette..." derrière l'église après minuit, une chupa chups à la bouche, sur fond d'harmonica-djembé, quitter des inconnus sur une salve de câlins-bises-synchronisées-checks, c'est bon, c'est drôle, c'est énergisant et c'est bien coool (et non je n'ai pas abusé du gin tonic).

Allez régressons donc un peu avec des Suédois :
Envelopes - Freejazz

mardi 21 octobre 2008

Shitty

J’ai plus trop la force.
En plus il pleut.
Nan mais j’veux dire vraiment quoi.
J’ai envie de craquer je crois.
Même plus une clope à faire semblant de fumer, dans aucun des placards. Tain quelle loose.
J’ai l’air plus sad que les sad guys on trading floors, ça en devient comique.
Pffffff


Découvrez SoKo!

lundi 20 octobre 2008

Fin de tendresse

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mercredi 15 octobre 2008

Plop

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Oups, j'ai tout explosé le papier bulle... Encore !


Découvrez Emilíana Torrini!

mardi 14 octobre 2008

Queue de la gueule

Bon, entre la Nuit blanche et l'inauguration du 104, l'art parisien a décidé de se faire inaccessible, au sens propre du terme je veux dire : impossible de s'en approcher sans passer par une longue file d'attente, au bout de laquelle on est pas sûr d'aboutir à autre chose qu'une porte fermée. M'en fous, Patti Smith, Tricky, je vous aurai... De toutes les queues de samedi soir, la meilleure, c'était pas celle du 104, ni même celle du Point Éphémère, mais celle du photomaton, un bel exemple d'art contemporain ouvert, accessible et participatif.

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Sinon note pour plus tard :
- arrêter d'essayer de mettre en application des idées stupides et dangereuses dont la formulation commence par “arrêter d”... Arf shit.

Et la suite une autre fois, parce que là j'ai bien envie de sortir et qu'en fait pourquoi pas ?

samedi 11 octobre 2008

Let's break it

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Hhmm... Il est temps de briser tout ce verre. Perfect day for it, l'un après l'autre, du bout du pied, précipiter chaque pot par-dessus bord, écouter le son qu'il rend en explosant trois étages plus bas, faire ça en rythme, sur Moriarty, Cottonflower ou Jimmy au choix, décidément titres du jour. À moins que... ah ouais pourquoi pas Taxi Taxi !

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vendredi 10 octobre 2008

Tempête de cerveau

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© Rémi Andrieux

"Nan mais c'qu'il faut qu'on fasse c'est l'étiquette Jack Daniel's avec le papier peint Mickael Jordan derrière."
Eaaaaaazzzzzzzzzzzzzyyyyy. Ben ouais, faisons ça.

jeudi 9 octobre 2008

Dancing Birds


Dancing Birds from So Pkin on Vimeo.


Comme tous les soirs à la tombée de la nuit depuis la fin de l'été, les oiseaux ont fait leur show. Je m'en lasse pas.

[Edit] Bon, un jour je trouverai le format de compression ultime pour Dailymotion ou Vimeo, en attendant la version en bonne qualité est , c'est long à charger mais quand même plus sympa...

mercredi 8 octobre 2008

À moitié vide

Voyons... Alors il y a eu ces deux appels anonymes qui parlaient de... de quoi ? Je crois qu'il y avait le verbe bander. Enfin une phrase toute prête, genre métaphore poético-érotique, lue avec un mélange d'appréhension et d'excitation qui fait que la première fois, j'ai strictement rien compris. Le mec a mis un bon quart d'heure à s'en remettre avant d'oser rappeler et cette fois-ci réciter son texte distinctement, mais trop vite, beaucoup trop vite pour que j'aie le temps de capter quoi que ce soit, à part cette histoire de bander. En plus il y mettait pas le ton le con. Du coup je suis restée à attendre la suite sans rien dire au bout du fil, mais il avait pas de suite alors il a ricané bêtement, puis il a raccroché. Dommage, pour une fois, j'étais prête à discuter. Marrant comme à l’ère d’internet, les blagues téléphoniques me paraissent bizarrement dépassées.

Il y a eu aussi ce lever tard.

Et puis ce trip régressif de pédaler sous la pluie fine, en bottes Kickers et robe courte, faire la course avec les voitures, se faufiler, doubler les vélib et jouer comme une gamine, remonter toute la rue Étienne Dolet sans les mains, ouais, même le dos d’âne, oh yeah We Run This, Missy Elliott powa dans mon casque AKG qui me coûtera la vie un jour, tellement j’entends presque plus les klaxons quand je l’ai sur les oreilles.

Il y a eu cette tentative de bonne nuit lancée à une heure du matin, soldée par un échec puisque je traîne encore ici, en compagnie de quelques carrés de chocolat.

Mais il n’y a pas eu de départ en catastrophe pour Genève, malgré (ou à cause d’) un “t’aurais dû venir en fait”.

Il n’y a pas eu de boulot.

Il n’y a pas eu de fille.

Il n'y a pas eu de mec.


Edit de 4h44 : C'est fou cette propension à faire durer le vide jusqu'à des heures indues sans aucune justification.

jeudi 2 octobre 2008

Don't don't


Thanx to Fluokids

Le genre dont on guérit pas

Confortablement vautrée dans le silence, je prie pour qu'un big shoot de tendresse me tombe sur le coin de la gueule, à l'heure où les dés sont jetés, tout s'est déjà passé. Après je vais courir, tenter de rattraper mon ombre, j'en stresse déjà. Alors je les prolonge encore, ces instants qui n'existent pas. Moins je m'endors, moins c'est demain.

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